Qui pourrait être l’homme du linceul ?

Il existe beaucoup de livres et articles au sujet du linceul de Turin, de même sur Internet. Peut-on porter un regard de bon sens sur cet objet, qui a soit aucune valeur, soit, au contraire, une valeur inestimable ? Qui pourrait être l’homme qui a laissé ces traces ?

Ma première réflexion se réfère sur les faits écrits dans les Evangiles : comme chrétiens, nous croyons que Jésus a existé et a été crucifié. Alors comme aurait dit Shakespeare : ce linceul EST ou n’EST PAS celui utilisé par ce Jésus, il y a environs vingt siècles.

L’appropriation et son transfert au 14e siècle reste très mystérieux. Historiquement, il n’y a rien de précis. Les croisades à ces périodes pourraient donner une réponse… La famille de Charny était propriétaire de ce linceul à la fin du 14ème siècle. A Lirey, on prétendait alors que c’était bien le suaire, une relique, dont Jésus reposait mort après la crucifixion et avant la Résurrection.

Ceci était un drap de lin jauni de 4,42 x 1,13m, taché de sang vieilli. A ce moment, c’était uniquement par la foi qu’on pouvait croire que cette relique était authentique.

Tout a changé avec la photo…

Les recherches ont complétement changé quand la photographie a fait son apparition (1898). Le négatif de la photo du linceul, donnant le double-négatif, laissa transparaître de corps et le visage du crucifié avec beaucoup plus de précisions.

On ne pouvait pas connaître ceci cinq siècles avant. Après tout, ce que j’ai pu constater, c’est qu’il n’y a aucune contradiction entre les souffrances du calvaire subit par Jésus et les marques de sang et du suaire qui transpiraient sur ce linceul.

A propos du carbone 14

Venons-en au test au carbone 14 : si miracle il y a, doit-il être prouvé par la science ? Je ne le crois pas… Certains rappellerons d’ailleurs ces paroles de l’Evangile : « Tu ne mets pas Dieu à l’épreuve ! » ; « Fait un miracle, donne nous une preuve, et nous croyons ! ». On ne doit jamais opposer la science à la foi. De même que la raison et la foi : si Dieu nous a donné une intelligence, c’est pour nous en servir, par pour la ranger dans un placard ! Notre raison peut nous aider à éclairer ce que nous croyons. Ce n’est pas la raison contre la foi, ni la foi contre la raison : les deux doivent cohabiter. Tout ce que l’homme peut prouver fait partie de la science. La foi c’est le contraire : l’homme croit sans pouvoir le prouver scientifiquement. « Heureux l’homme qui croit, sans avoir vu ».

Alors, qui pourrait être l’homme du linceul ?

Pour nous chrétiens, la Résurrection du Christ fait partie d’un des plus grands miracles. Dans un miracle se produit différents phénomènes qui ne peuvent être compris par l’homme, car c’est du ressort du divin. Un miracle est le produit d’une force divine, non mesurable à l’homme. Dans la période qui concerne le linceul, l’environnement naturel des fibres était biologiquement compatible avec le lieu géographique. Mais alors, qui pourrait bien être cet homme qui a laissé son sang et sa sueur dans ce drap ?

La crucifixion était fréquente, du temps des Romains : est-ce qu’un guerrier venant des croisades pouvait vouloir rapporter un linceul d’un crucifié quelconque ? Est-ce qu’un autre que Jésus pouvait avoir les traces d’un couronnement des épines (traces de sang) sur le front ? Car on ne couronne pas un condamné à mort… Seul le Christ qui fut déclaré “Roi des Juifs” par un Pilate moqueur, pouvait être ainsi couronné…

Reste un scénario macabre auquel je ne peux croire : quelqu’un aurait-il pu prendre un prisonnier ou un esclave, le martyriser minutieusement dans un lieu de mise à mort, en une saison géographiquement compatible avec les récits des Evangiles, pour ensuite le présenter comme une relique du Christ ? La motivation aurait été alors un enrichissement financier : vendre ensuite ce linceul au plus haut prix. Ce qui n’est pas non plus l’histoire du linceul. Alors, si ce linceul de Turin n’est pas le suaire de Jésus, qui pourrait être l’homme qui a laissé ces traces ?

Pour aller plus loin : menez vous-même votre enquête !

Par Renato Bertozzi

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