Posons-nous une question simple : si le linceul est authentique, que prouve-t-il ? Suite et fin de notre dossier spécial sur le linceul de Turin, tiré du livre de Frédéric Guillaud, Catholix reloaded, et librement adapté pour LinceulTurin.net.

Le linceul prouve-t-il la résurrection du Christ ? Il y a deux cas. Si le linceul est une image naturelle du Christ, on peut considérer qu’il constitue une preuve (supplémentaire) de la mort du Christ. Une preuve aussi de la véracité du récit les Évangiles concernant la Passion. Quel historien resterait froid l’idée que nous aurions découvert une photographie de Napoléon ?

Deuxième cas : si le linceul est une image miraculeuse, il ne prouve pas seulement la mort du Christ ; il prouve aussi qu’il s’est passé quelque chose de surnaturel à l’intérieur du tombeau du Christ ! De là à dire qu’il « prouve la Résurrection », il y a un pas infranchissable. Pour être rigoureux, il faut dire simplement que le linceul apporte un élément supplémentaire tendant à renforcer les arguments déjà existants en faveur de la Résurrection tombeau vide, conversion subite des apôtres, récits d’apparitions).

Mais alors, pourquoi tant de gens écartent le linceul d’un revers de la main ? Il y a là une question qui dépasse le linceul. Cela rejoint un problème fondamental : le mépris de l’enracinement historique de la foi. Beaucoup de gens semblent considérer que la vérité historique des Evangiles n’a aucune importance ; que le christianisme est seulement une sagesse, une morale, et qu’avoir la foi, c’est simplement penser que ce que dit le Christ est « intéressant » ou « génial ». Qu’être chrétien, c’est « approuver le message du Christ » – que cet homme ait existé ou non.

L’authenticité du linceul, liée à celle de la Résurrection du Christ ?

Pour eux, en fin de compte, il est sans intérêt de savoir si le linceul est authentique, tout simplement parce qu’il est sans intérêt de savoir si le Christ a existé, s’il est mort, si le récit des Évangiles est véridique. Or, cette opinion est insoutenable : avoir la foi, c’est croire que Jésus-Christ est vraiment le Fils de Dieu et que cela a été attesté par sa Résurrection, qui préfigure la nôtre. Si le Christ n’a pas existé, s’il n’est pas mort, pas ressuscité, si les Évangiles sont un roman, alors Dieu ne s’est pas incarné, il n’a pas réalisé les prophéties de l’Ancien Testament, il n’a pas sauvé l’humanité et nous ne ressusciterons pas.

Il reste une morale, qui ressemble à une sorte de stoïcisme spirituel : quelle espérance pouvons-nous avoir si nous ne croyons pas vraiment à la résurrection des morts ? Une morale n’a jamais ressuscité personne. Or, pour croire à une chose pareille, on peut certes se fier à la parole de l’Église, et estimer cela suffisant. D’ailleurs, ça l’est. Mais, comme chacun sait, nous avons tous des moments de doute, et les esprits forts sont parfois enclins à ne là une forme de pathologie. Mais il serait inhumain d’interdire d’avoir sur soi une photo de sa femme ou de son grand-père : il faut en user de même avec les reliques en général et avec le linceul de Turin en particulier.

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