Recherches scientifiques sur le linceul de Turin

Quelle est la chronologie précise des recherches scientifiques sur le linceul de Turin ? Assez vite, ces recherches ont été autorisées et encouragées par l’Eglise catholique. De fait, le suaire est un objet d’étude extraordinaire, qui suscite autant d’interrogations que de controverses. Retour sur les grandes étapes et leur chronologie.

– 1898 : Premières photos (par S. Pia) refaites en 1931 (par G. Enrie).

– 1932 : Début des recherches anatomiques et historiques (par le  docteur Barbet et A. Legrand).

– 1938 : Comparaison (par P. Vignon] des signes particuliers du Linceul avec l’iconographie ancienne du Christ.

– 1973 à 1980 : Étude des pollens (par Max Frei), reprise en 1998 par deux savants israéliens, Danin et Baruch.

– 1974 : Mise en évidence de la nature tridimensionnelle du Visage (par P. Gastineau), sur la base d’observations plus anciennes (de P. Vignon).

– 1975 : Découverte au Vatican de la lettre écrite à Innocent Ill en 1205 pour réclamer les reliques pillées à Constantinople, « le sacré Linceul étant à Athènes ».

– 1976 : Confirmation de la tridimensionnalité de tout le corps (par les Pr. Jackson et Jumper avec les moyens de la NASA).

Les recherches scientifiques du groupe STURP

1978 : Examens scientifiques approfondis à Turin, pendant 120 heures, par un groupe de chercheurs (STURP). Ils ont montré notamment :

  • que l’empreinte ne peut pas être une peinture, mais est le résultat une oxydation acide déshydratante de la cellulose,
  • qu’elle ne traverse pas le tissu,
  • que les taches rouges proviennent de sang humain,
  • que toutes les fibres ont la même couleur, et que les contrastes de l’empreinte sont dus au nombre de fibres colorées par cm2.

– 1979 et 1996 : Mise en évidence, sur les yeux du supplicié (par le Père Filas, puis par B. Bollone et Alii), de traces de pièces de monnaies datables de Ponce Pilate.

– 1981 : Confirmation que les traces hématiques viennent de sang humain (B. Bollone et Alii).

– 1985 à 1998 : Études (par le Père Dubarle) de l’histoire du Linceul au XIV: siècle, puis de l’histoire antérieure (notamment l’hypothèse du passage par Paris en 1242).

– 1988 : Test au carbone 14 (par trois laboratoires). Mais la fourchette annoncée (1260-1390) n’est pas compatible avec les résultats des autres recherches. Aujourd’hui, personne ne sait reproduire cette empreinte, qui n’a donc pas pu être réalisée avec les techniques disponibles au Moyen-Âge.

– 1989 : Début des recherches (du Père J.-B. Rinaudo] sur une hypothèse de formation de l’empreinte. Présenté à Turin en 1998 après de nombreux essais, ce modèle suppose la rupture des noyaux de
deutérium du corps du supplicié :

  • les neutrons auraient pu enrichir le tissu en C14 (qui contient de l’azote)
  • les protons auraient pu oxyder le tissu en produisant l’effet tridimensionnel

– 1990 : Début de l’étude (par le Père Dubarle) du transfert à Constantinople du Mandylion d’Edesse (manuscrit de la Bibliothèque Nationale de Madrid). Début de l’étude (par le Pr. J. Lejeune) du codex Pray de Budapest.

– 1996 : Mise en évidence de possibles inscriptions autour du visage (par A. Marion)

– 2002 : Mise en évidence (par A. Guerreschi) d’un mode de pliage correspondant aux taches d’eau, très antérieur au pliage de Chambéry

– 2002 : Restauration du tissu et enlèvement des rapiècements cousus après l’incendie de 1532. Mise en évidence, à l’envers du tissu, d’une image extrêmement estompée du visage, invisible à l’œil nu.

– 2008 : Étude d’une nouvelle hypothèse par le laboratoire C14 d’Oxford.

– 3 mai 2017 : le Docteur Agostino Steffrazza, spécialiste en monnaie ancienne, date la conception de la pièce de monnaie de l’oeil droit du linceul de Turin entre 26 et 36 après Jésus-Christ.

Les recherches scientifiques sont loin d’être terminées !

Pour aller plus loin, vous aussi, menez l’enquête !

 

 

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